Matériel de mesure de chantier : l'assurer vraiment, du bureau au coffre du véhicule
Stations, récepteurs satellites, trépieds, contrôleurs, scanners : votre matériel de mesure vaut souvent plus que votre parc informatique, et il passe ses journées sur les chantiers et dans les véhicules. La demande qui nous arrive est souvent la même : « voici la liste, pouvez-vous nous faire un devis ? ». Une liste n'est pas un risque.
Un exemple récent
Un cabinet de mesure et de relevés techniques nous adresse, par son service comptable, le détail du matériel à assurer. Avant de solliciter le moindre assureur, nous demandons un échange téléphonique : il faut savoir qui l'on a en face de soi et comment le matériel vit réellement. Un tableau d'inventaire ne dit pas où les appareils dorment, qui les transporte, ni ce que coûterait une semaine sans eux.
Les questions qui font le vrai contrat
La valeur à neuf de remplacement de chaque appareil, accessoires compris : trépieds, batteries, contrôleurs, logiciels embarqués, mise en service. Une valeur trop courte, et c'est la réduction proportionnelle au jour du sinistre.
L'usage : au bureau, sur chantier, transporté chaque jour, prêté à un partenaire. Celui qui utilise le matériel en a la garde, qu'il soit loué ou prêté.
Le stationnement : véhicule au dépôt, au domicile d'un collaborateur, sur chantier la nuit.
Le contrat actuel : un multirisque bureau couvre souvent le matériel dans les locaux, rarement à l'extérieur. Inutile de payer deux fois, dangereux de croire qu'on est couvert partout.
L'historique : vols, casses, chutes des dernières années.
Les subtilités du vol dans les véhicules
C'est là que se jouent la plupart des refus. Les contrats posent fréquemment des conditions strictes :
effraction du véhicule fermé à clé, constatée ;
matériel non visible de l'extérieur, parfois dans un coffre ou un caisson fixé ;
exclusion de nuit sur la voie publique, ou obligation de stationner dans un local clos.
Si vos équipes rentrent le soir avec le matériel dans le coffre, ces clauses doivent être lues avant de signer, pas après le vol.
Le vrai sujet : l'arrêt
Un appareil se remplace. Ce qui coûte, c'est le délai de remplacement : relevés reportés, rendus en retard, donneurs d'ordre mécontents. Avant de parler garantie, il faut chiffrer ce que coûterait une semaine sans matériel, et savoir si un fournisseur peut prêter un appareil de remplacement.
Ce que vous devez vérifier
Que chaque appareil est déclaré à sa valeur à neuf, accessoires compris.
Que le contrat couvre le matériel hors de vos locaux, en transport et sur chantier.
Les conditions exactes du vol dans les véhicules, et qu'elles correspondent à vos habitudes.
Notre rôle n'est pas de chiffrer une liste, mais de comprendre votre risque réel et de construire un contrat cohérent avec ce que vous avez déjà.
Votre matériel dort-il dans vos véhicules ? Contactez-nous !
Publié le 29/09/2026 — Cas pratique constaté à cette date. Les pratiques, conditions et capacités de souscription du marché de l'assurance peuvent évoluer. Cet article présente une situation rencontrée dans le cadre de notre expérience professionnelle et ne constitue pas une présentation exhaustive des solutions disponibles sur le marché.