Indépendant jamais assuré : le libellé d'activité décide de tout

Diplômé, compétent, installé depuis des années… et jamais assuré. Ce n'est pas si rare chez les indépendants de la conception : on démarre en sous-traitance pour d'autres cabinets, la question de l'assurance passe au second plan. Le jour où l'on s'en préoccupe, les refus s'enchaînent.

Pourquoi les refus s'enchaînent

Un exemple récent

Une professionnelle diplômée de la conception de bâtiments, à son compte depuis près de dix ans, travaillait essentiellement comme dessinatrice pour des agences, pour environ 45 000 € d'honoraires annuels et sans aucun suivi de chantier. Une quinzaine d'assureurs et d'intermédiaires avaient refusé de la couvrir en responsabilité civile professionnelle et décennale.

Plutôt que d'envoyer une énième demande identique, nous avons repris le dossier à la base : ce qu'elle fait réellement, pour qui, et ce qu'elle ne fait pas. Le constat : elle cherchait à assurer un métier qu'elle n'exerçait pas au quotidien. La demande a été reformulée, sous un libellé qui décrit exactement son travail — dessin et conception assistée par ordinateur, sans conduite ni suivi de travaux — puis présentée à un interlocuteur spécialisé, dossier complet à l'appui : diplômes, présentation, tableau des missions, répartition entre sous-traitance et clients en direct, honoraires passés et prévus.

Les subtilités assurantielles

Ce que vous devez faire

Dans ce type de situation, la solution ne vient pas d'un devis de plus, mais d'un recul sur le risque réel et d'une présentation cohérente du dossier.

Vous exercez depuis des années sans assurance professionnelle ? Contactez-nous !

Publié le 28/09/2026 — Cas pratique constaté à cette date. Les pratiques, conditions et capacités de souscription du marché de l'assurance peuvent évoluer. Cet article présente une situation rencontrée dans le cadre de notre expérience professionnelle et ne constitue pas une présentation exhaustive des solutions disponibles sur le marché.