Un ordinateur assuré peut devenir inutilisable sans être endommagé

Une entreprise peut avoir correctement assuré ses locaux et son matériel informatique.

Incendie, dégât des eaux, vol, dommages électriques : les garanties semblent en place.

Et pourtant, une question très concrète peut apparaître au moment d’étudier réellement son fonctionnement : que se passe-t-il si l’entreprise perd non pas l'ordinateur lui-même, mais un élément indispensable à son utilisation ?

C’est une situation rencontrée récemment à propos de clés utilisées avec des ordinateurs.

L’ordinateur peut être physiquement intact. Il est toujours là. Il n’a subi aucun dommage matériel.

Mais s’il ne peut plus être utilisé normalement, l’entreprise subit malgré tout une conséquence économique réelle.

Le test de la réalité

La première question n’est donc pas :

« Mon matériel informatique est-il assuré ? »

Mais :

« Qu’est-ce qui peut réellement m’empêcher de travailler ? »

Le matériel n’est parfois qu’une partie du système : clés, logiciels, licences, données, accès, configurations ou équipements périphériques peuvent être indispensables à son fonctionnement.

Il faut ensuite revenir au contrat et vérifier si le mécanisme d’assurance répond effectivement à cette situation.

Assurer les biens ou assurer la capacité de travailler ?

C’est une distinction importante.

Un contrat d’assurance peut parfaitement garantir la destruction ou le vol d'un ordinateur sans pour autant prendre en charge toutes les situations dans lesquelles cet ordinateur devient inutilisable.

Le risque économique de l’entreprise est pourtant bien réel : impossibilité de travailler, remplacement d'un élément, reconstitution d'un accès, interruption de l'activité…

C’est précisément l’intérêt d’une mission de conseil en gestion des risques : partir du fonctionnement réel de l’entreprise avant de regarder ce que le produit d’assurance a effectivement prévu.

Un bien peut être assuré. Cela ne signifie pas nécessairement que son usage l’est dans toutes les circonstances.

Publié le 5 septembre 2026 — Cas pratique constaté à cette date. Les pratiques, conditions et capacités de souscription du marché de l’assurance peuvent évoluer. Cet article présente une situation rencontrée dans le cadre de notre expérience professionnelle et ne constitue pas une présentation exhaustive des solutions disponibles sur le marché.