Votre entreprise utilise du matériel qui ne lui appartient pas : êtes-vous réellement couvert ?
Matériel prêté, matériel confié, matériel en démonstration : un risque souvent mal identifié
De nombreuses entreprises utilisent quotidiennement des matériels qui ne leur appartiennent pas directement :
matériel prêté par un fournisseur ;
matériel mis à disposition pour des essais ;
matériel utilisé dans le cadre d'une démonstration ;
matériel confié par un client ;
matériel transporté lors d'un salon professionnel ;
matériel utilisé temporairement chez un prospect.
Lorsqu'un dirigeant découvre qu'il est responsable d'un matériel parfois valorisé plusieurs dizaines de milliers d'euros, la même question revient souvent :
Faut-il l'assurer ?
La réponse paraît simple.
En réalité, elle nécessite souvent une réflexion beaucoup plus large sur les responsabilités de l'entreprise, la continuité de son activité et la pertinence de son programme d'assurance.
Avant de parler assurance, il faut comprendre le risque
L'erreur la plus fréquente consiste à rechercher immédiatement une solution d'assurance.
Pourtant, l'ordre logique est généralement le suivant :
comprendre le risque ;
mesurer les conséquences d'un sinistre ;
identifier les protections déjà existantes ;
déterminer si une assurance complémentaire est réellement nécessaire.
Un matériel de forte valeur n'est pas forcément un risque majeur.
À l'inverse, un matériel relativement peu coûteux peut parfois bloquer totalement l'activité d'une entreprise.
La valeur du matériel n'est pas toujours celle que l'on croit
C'est probablement l'erreur la plus fréquente.
Lorsqu'un dirigeant évoque un matériel de 20 000 €, 30 000 € ou 50 000 €, il pense naturellement à sa valeur d'achat.
Or cette valeur est parfois secondaire.
Les véritables questions sont souvent :
Le matériel peut-il être remplacé ?
Sous quel délai ?
Existe-t-il une solution de secours ?
Les données sont-elles sauvegardées ?
L'entreprise peut-elle continuer à fonctionner sans ce matériel ?
Prenons quelques exemples.
Un matériel cher mais facilement remplaçable
Un équipement vaut 50 000 €.
Le constructeur peut le remplacer en quelques jours.
Les données sont sauvegardées.
L'entreprise peut poursuivre son activité.
Le risque économique réel est alors relativement limité.
Un matériel peu coûteux mais critique
Un équipement ne vaut que quelques milliers d'euros.
Pourtant :
il est unique ;
il est configuré spécifiquement ;
il n'existe aucun matériel de secours ;
son indisponibilité bloque un client ou un projet.
Dans cette situation, le véritable risque est souvent beaucoup plus important.
La valeur du matériel ne se résume donc jamais à sa facture d'achat.
Ce qui compte réellement : l'impact du sinistre
La bonne question n'est pas :
Combien vaut le matériel ?
La bonne question est :
Que se passe-t-il si ce matériel disparaît demain matin ?
L'analyse doit notamment porter sur :
la perte financière ;
l'interruption d'activité ;
le coût de remplacement ;
les conséquences commerciales ;
les conséquences contractuelles ;
les conséquences sur les données.
C'est souvent cette analyse qui permet de déterminer si une assurance est pertinente.
Les risques réellement rencontrés
Selon les situations, les risques peuvent être très différents.
Dans les locaux
incendie ;
dégât des eaux ;
surtension ;
court-circuit ;
vol.
En déplacement
perte ;
casse ;
vol ;
erreur de manipulation ;
accident de transport.
Chez un client
mauvaise utilisation ;
dommage accidentel ;
disparition du matériel ;
difficultés de détermination des responsabilités.
Tous ces risques n'ont ni la même fréquence ni la même gravité.
Le matériel est-il déjà couvert ?
Avant de rechercher une nouvelle assurance, il est indispensable de vérifier :
les garanties constructeur ;
les contrats de maintenance ;
les garanties du prêteur ;
les assurances du transporteur ;
les contrats déjà en place dans l'entreprise.
Cette étape est souvent négligée.
Pourtant, elle permet parfois d'éviter la souscription d'une garantie inutile.
Faut-il tout assurer ?
Pas nécessairement.
Certaines entreprises disposent depuis des années :
d'une assurance bris de machine ;
d'une assurance tous risques matériel ;
d'une garantie matériel nomade ;
d'une garantie transport.
Mais lorsqu'on leur demande pourquoi ces contrats ont été souscrits, la réponse est parfois difficile à retrouver.
L'activité évolue.
Les matériels changent.
Les usages se transforment.
Une garantie pertinente il y a cinq ans ne l'est pas forcément aujourd'hui.
C'est pourquoi une réanalyse régulière du risque est indispensable.
Le risque est-il assurable ?
Dans la plupart des cas, oui.
Le marché propose notamment :
des garanties bris de machine ;
des assurances matériel informatique ;
des assurances matériel électronique ;
des assurances tous risques matériel ;
des garanties transport ;
des garanties matériel nomade ;
des garanties spécifiques pour les équipements audiovisuels ou techniques.
Selon les situations, différents acteurs du marché peuvent être consultés :
AXA ;
Allianz ;
Generali ;
MMA ;
ALBINGIA ;
HELVETIA ;
ou d'autres assureurs spécialisés.
Cette liste est purement indicative et non exhaustive.
Le choix dépend toujours :
de l'activité exercée ;
de la territorialité ;
des montants exposés ;
de la fréquence des déplacements ;
des garanties recherchées ;
de la politique de souscription des assureurs.
Le rôle du courtier : bien plus qu'une recherche d'assureur
L'article L511-1 du Code des assurances définit l'intermédiation comme l'activité consistant notamment à présenter, proposer ou aider à conclure des contrats d'assurance ainsi qu'à réaliser les travaux préparatoires à leur conclusion.
Cette définition est importante.
Car dans de nombreux dossiers, le véritable travail du courtier consiste d'abord à :
comprendre l'activité ;
analyser les risques ;
cartographier les situations ;
identifier les garanties existantes ;
préparer un dossier exploitable ;
construire une stratégie.
Le contrat vient ensuite.
Parfois la conclusion est qu'il faut souscrire une nouvelle garantie.
Parfois la conclusion est que le risque est déjà correctement géré.
Dans les deux cas, la mission de conseil conserve toute sa valeur.
Construire un dossier IA Ready
Cette démarche permet également de constituer un dossier IA Ready :
centralisé ;
structuré ;
documenté ;
compréhensible ;
exploitable par les assureurs ;
exploitable par les experts ;
exploitable par les outils d'intelligence artificielle.
L'objectif est simple :
Permettre au dirigeant de prendre une décision éclairée sur la base d'informations fiables et organisées.
Conclusion
La véritable question n'est généralement pas :
Comment assurer ce matériel ?
La vraie question est souvent :
Quel matériel ou quel sinistre pourrait réellement mettre mon entreprise en difficulté ?
Cette nuance change totalement l'approche du risque.
Un contrat d'assurance reste un outil.
La compréhension du risque reste toujours la première étape.
Chez Demeestère, nous considérons que notre mission commence dès lors qu'un client a besoin d'un conseil en assurance.
Notre valeur ne se mesure pas uniquement au contrat finalement souscrit.
Elle se mesure surtout à la qualité de l'accompagnement apporté pour permettre au client de prendre la bonne décision.
Demeestère, Courtier en assurances au service de ses clients depuis 4 générations.
Nous sommes présents le jour du sinistre, quel que soit l'assureur
Ayez immédiatement un accompagnement global sans devoir changer vos contrats existants.
Ayez un accès unique 24h/24 à l'ensemble de vos documents, quel que soit l'assureur.
Quand c'est opportun, nous vous donnons les clés pour souscrire un nouveau contrat intelligemment.